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| Odilon Redon, Le sacré-coeur, 1910 |
J’implore un moment d’indulgence.
Qu’il me soit permis
de m’asseoir à Ton côté.
Le travail en cours
attendra bien un instant.
Car loin de Ton visage
Mon cœur ne connaît ni
repos ni répit.
Le travail en cours
est une peine infligée
Sans but et sans
dessein, sans promesse d’accomplissement.
Aujourd’hui l’été m’adresse
un clin d’œil par la fenêtre,
Les abeilles butinent
le jardin en fleurs,
L’heure est venue de s’asseoir
tranquillement,
En tête à tête avec
Toi et de chanter pour consacrer la vie
Dans ce silence qui m’inonde
et me repose.
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| Odilon Redon, Le Bouddha, 1905 |
(in De l’aube
au crépuscule, p. 35)
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| Rabindranath Tagore et la braise noire de son regard |





