« Dans peu de temps, il [le vent] serait de nouveau installé et nous en aurions jusqu’à l’été prochain. Bientôt il soufflerait de nouveau en tempête sur la plaine, finissant d’arracher les dernières feuilles rouges des vignes, achevant de dépouiller les arbres courbés sous lui, force déchaînée, sans but, condamnée à s’épuiser sans fin, sans espoir de fin, gémissant la nuit en une longue plainte, comme si elle se lamentait, enviait aux hommes endormis, aux créatures passagères et périssables leur possibilité d’oubli, de paix : le privilège de mourir. »
Claude Simon (in Le Vent, p. 315)
![]() |
| Camille Corot, Le coup de vent, 1870 |

