vendredi 26 décembre 2014

Ibrahim Maalouf - Diagnostic [2011]




S’il est une œuvre musicale qui résume pour moi à merveille l’idée de la joie, de la précieuse rencontre entre Orient et Occident comme deux mains tendues l’une vers l’autre, c’est bien cet album prodigieux du trompettiste libanais, Ibrahim Maalouf.
Cet opus riche en diversité musicale est la conclusion d’un triptyque intitulé Dia et qui prit chair en 2007 avec l’album Diasporas.
Dia comme l’amorce d’un Dialogue possible, d’une parole qui roulerait de bouche en bouche comme un fruit fécond. Cet album n’a pas de papiers, pas de carte d’identité. Vagabond sur les routes de la Terre, il est de tous les pays, de tous les êtres, de toutes les âmes.

Trompette orientale qui coudoie de ses arabesques lascives les volutes énamourées d’un piano aux sonorités Jazz ; guitare électrique dont la foudre vient se mêler au tonnerre roulant des percussions ; violon tzigane qui gémit sa complainte endiablée dans les steppes désertiques ; rythmiques fiévreuses de la musique Latino et de la Soul qui martèlent le sol ; transe de chants africains dans la chaleur du sable ; Blues mystique des origines dans la moiteur des bayous ; vol léger des pétales de cerisiers en fleurs dans la lointaine Asie…

Et que dire de la poignante élégie de Beirut, morceau qui constitue l’apogée de cette traversée erratique au cœur des quatre points cardinaux ?
C’est un cri d’amour et de peine, qui n’est pas sans me rappeler le sublime Alabama de John Coltrane. Beirut est le chant tout en retenue du feu et des cendres entremêlés. A la croisée des chemins, loin de la mitraille cacophonique des combats meurtriers qui endeuillent un pays, la vie reprendra feu et dansera au son de la grâce. Pour la petite histoire, la mélodie de Beirut trottait déjà dans l’esprit du trompettiste en 1993 alors qu’il cheminait, tout jeune adolescent, dans un Liban fatigué des guerres incessantes. Dans sa pérégrination adolescente, avec du Led Zep dans son walkman, Ibrahim Maalouf déboucha sur la Place des Martyrs. Afin de garder vivant en lui ce souvenir, il décida de mettre en forme la mélodie intérieure qui grandissait avec lui. Ainsi qu’il le dit lui-même, ce morceau est une « manière de résister contre les guerres, les cicatrices et les souffrances ».

Foin des trompettes de Jéricho! S’il y a une cité à détruire, ce n’est pas celle-là. Ibrahim Maalouf, avec sa précieuse alliée vient faire tomber les murs de haine et d’ignorance que nous bâtissons autour de nous chaque jour que Dieu fait.

Vous avez des symptômes de tristesse, de fatigue morale par ces temps de grisaille et de froidure ? Le “médecin-trompettiste” est là pour vous fournir un Diagnostic hautement efficace. Pas de mauvais sirop à boire ni d’antibiotiques pour vous retourner les intestins. Rien que de la musique à profusion : du lait et du miel qui attendent que votre corps s’y coule avec délice ; de l’ambroisie pour l’âme ; un baume divin pour la poussière d’astres que nous sommes.


© Thibault Marconnet
le 26/02/2014


Tracklist :

01 - Lily (Is 2)
02 - Will Soon Be A Woman
03 - Intro
04 - Maeva In Wonderland
05 - Your Soul
06 - Everything Or Nothing
07 - Never Serious
08 - They Don’t Care About Us
09 - Douce (Feat. Oxmo Puccino)
10 - All The Beautiful Things
11 - Diagnostic
12 - Beirut (Bonus)




Ibrahim Maalouf (Festival Jazz des Cinq Continents), 2012

“Le Vent” de Claude Simon



« Dans peu de temps, il [le vent] serait de nouveau installé et nous en aurions jusqu’à l’été prochain. Bientôt il soufflerait de nouveau en tempête sur la plaine, finissant d’arracher les dernières feuilles rouges des vignes, achevant de dépouiller les arbres courbés sous lui, force déchaînée, sans but, condamnée à s’épuiser sans fin, sans espoir de fin, gémissant la nuit en une longue plainte, comme si elle se lamentait, enviait aux hommes endormis, aux créatures passagères et périssables leur possibilité d’oubli, de paix : le privilège de mourir. »


Claude Simon (in Le Vent, p. 315)


Camille Corot, Le coup de vent, 1870

dimanche 14 décembre 2014

Mihály Víg - Filmzenék Tarr Béla Filmjeihez [2001]




Musique et cinéma accomplissent parfois un divin mariage. Qu’on songe à Einseinstein et Prokofiev ; Fellini et Nino Rotta ; Sergio Leone et Ennio Morricone ; Andreï Tarkovski et Edouard Artemiev ou encore à David Lynch et Angelo Badalamenti (pour citer ceux qui me viennent en premier à l’esprit) – et l’on se rendra compte des fruits miraculeux que peuvent produire de telles alliances. Les œuvres de ces cinéastes ne seraient pas tout à fait ce qu’elles sont sans la griffe de compositeurs qui furent d’indispensables compagnons de route. Ainsi en est-il pour Béla Tarr et Mihály Víg dont la belle et riche collaboration s’étire sur près de 30 ans. 

Hongrois tous deux, ils durent souvent recourir à divers stratagèmes fastidieux auprès d’un Etat rétif et borné afin de trouver des fonds indispensables pour donner corps et vie à leur élan créateur. De nos jours, la situation de l’Art en Hongrie n’est pas près de s’arranger, loin s’en faut... C’est sans doute ce qui explique en partie l’adieu de Béla Tarr au cinéma – que j’espère n’être qu’un au revoir, tant l’œuvre de ce cinéaste me transporte au plus haut point. Rare est la beauté et les grands cinéastes ne courent pas les rues. On a souvent comparé Béla Tarr à Dreyer, Tarkovski ou encore Robert Bresson. Mais Béla Tarr, de même que lesdits cinéastes, est unique en son genre. Son travail est de ceux qui marquent à tout jamais. Les spectateurs qui ont “vécu” ses films – à ce stade-là, il ne s’agit plus de voir, d’assister passivement mais bien de vivre pleinement chaque œuvre –, ne sont pas près d’oublier une telle expérience, un pareil ébranlement de tout l’être. 

Après avoir atteint le point d’orgue de son cinéma avec Le Cheval de Turin, il semblerait que le cinéaste hongrois ait décidé à présent de donner des cours dans une Université de Cinéma en Croatie. Dans quelques déclarations données à la presse, celui-ci n’a cessé de dire qu’il avait pu exprimer tout ce qu’il portait en lui – et que, continuer à faire des films dans ces conditions, ne s’apparenterait qu’à de la redite confortable, bassement commerciale et trop facilement estampillée “Béla Tarr”. Or, s’il est bien une chose à laquelle ce dernier se refuse absolument, c’est de devenir une sorte de rassurant “produit culturel”. Voilà une attitude suffisamment rare et noble pour être soulignée. 

Les musiques signées Mihály Víg et qui constituent cet album sont issues de quatre films : Almanach d’Automne, Damnation, Satantango ainsi que Les Harmonies Werckmeister – soit au moins trois chefs-d’œuvre (je n’ai malheureusement pas encore eu la possibilité de découvrir Almanach d’Automne). Les morceaux qui émaillent cet opus ont souvent le tranchant de tessons de verre et nous grisent ainsi que le vin noir de l’amertume. La musique de Mihály Víg a quelque chose de profondément hypnotique. Nous plongeons dans un univers de cendres, le long de plaines mitraillées par une pluie diluvienne et où la place de l’homme semble de plus en plus précaire et obsolète. Pour beaucoup de peuples de l’Est, la mélancolie est un pain quotidien qui s’arrose bien souvent de vodka : histoire d’abrutir sa conscience et de fuir pour un temps (toujours trop fugace), la lourde grisaille qui colle à la peau et aux yeux. 

Ce qui fait la force de ces diverses compositions, c’est qu’elles peuvent être écoutées sans avoir nécessairement recours aux images de Béla Tarr. À l’auditeur, s’il le désire, de laisser voguer son imagination et de dérouler pour lui-même son propre scénario. Et qui sait, il se peut qu’au fur et à mesure d’une telle écoute, le désir de découvrir les films de Béla Tarr se fasse de plus en plus présent et qu’un petit miracle ait lieu. C’est tout le bien que je vous souhaite.


© Thibault Marconnet
le 07 juin 2014


Tracklist :

01 - Őszi Almanach : Főcím
02 - Őszi Almanach : Lukin
03 - Őszi Almanach : Őskígyó
04 - Őszi Almanach : Lengyelország
05 - Őszi Almanach : Pajesz
06 - Őszi Almanach : Synth
07 - Kárhozat : Csille
08 - Kárhozat : Kész Az Egész
09 - Kárhozat : Eső I.
10 - Kárhozat : R&R
11 - Kárhozat : Lassú Tánc
12 - Kárhozat : Körtánc I.
13 - Kárhozat : Vonósnégyes
14 - Sátántangó : Harang I.
15 - Sátántangó : Eső II.
16 - Sátántangó : Halics
17 - Sátántangó : Szabad Egy Tangót?
18 - Sátántangó : Körtánc II.
19 - Sátántangó : Pityi
20 - Sátántangó : Harang II.
21 - Werckmeister Harmóniák : Valuska
22 - Werckmeister Harmóniák : Öreg




Mihály Víg et Béla Tarr

Impressions de Rome

Thibault Marconnet, Envol, Rome - 2014 



Comme une femme aux différentes saisons de sa vie, Rome dévoile de multiples charmes. Le matin, c'est une petite fille espiègle et joueuse qui émerge du sommeil, les yeux encore noirs de nuit ; au zénith, voici que s'avance la séduisante courtisane qui embrase les regards avec le feu de ses dessous ; et, au son grave et pénétrant des vêpres, le rouge du couchant plein les lèvres, voilà la vieille dame usée par les ans qui recouvre son visage d'une mantille violette puis s'en retourne à l'épaisseur de son mystère. Chaque jour, ce sont ces différents visages que j'embrasse à plaisir.

© Thibault Marconnet
Rome, le 28 octobre 2014


Thibault Marconnet, Chute, Rome - 2014

vendredi 12 décembre 2014

Jackpot !


Nicolas de Staël, Paysage, Ménerbes, 1954


Au Texas, dans une vieille baraque en bois vivait un homme reclus et solitaire. Sur le plafond de sa salle à manger, les araignées avaient filé leur dentelle en de multiples réseaux. Le mobilier était mangé par les termites et une bouteille d’eau-de-vie au verre poisseux guettait sur la table ainsi qu’une vigie à moitié ivre.
Le vieil homme se prénommait Jack, il avait été une jeune recrue lors du débarquement de Normandie. Parfois, lui revenaient en mémoire les années d’après-guerre quand il était resté vivre en France pendant quelques temps. À cette époque, Jack écumait les casinos avec ses amis. Ça dansait encore le jazz, ça buvait du vin rouge et fumait des cigarettes blondes auprès de jeunes françaises qui se blottissaient dans les bras des “boys”, tout aussi éméchées qu’eux. Des jurons couraient sur le tapis vert et l’ambiance était souvent électrique.
Jack avait un don que beaucoup lui enviaient : il ne perdait jamais. Lorsque les paris étaient lancés et que la roulette tournoyait dans sa ronde hasardeuse, le jeune américain pressentait à chaque fois le coup gagnant. Dans ses yeux brillait la fièvre du jeu. Quand ses pupilles s’allumaient, le mot “Jackpot” s’y lisait en lettres dorées. Jack gagnait, encaissait la mise et repartait à moitié titubant, grisé par le parfum des femmes et du tabac, par l’ivresse de l’alcool et du jeu.
Comme il commençait à devenir assez riche, il quitta la France et voyagea dans plusieurs pays : l’Australie, le Japon, l’Inde, la Russie, l’Italie, la Grèce, l’Égypte, la Turquie, l’Espagne, etc. Dans chaque nouvel endroit où il s’établissait, Jack trouvait toujours un casino luxueux ou, faute de mieux, un tripot miséreux dans lequel assouvir sa passion pour le jeu.
La vie tout entière de ce texan ressemblait à un coup de dés : il jouait avec la vie comme d’autres jouent avec le feu. Mais un jour sa chance légendaire lui fit défaut et il perdit tout. Il vivait en Angleterre à ce moment-là et le peu d’argent qui lui restait servit à payer le paquebot pour rejoindre son père mourant aux Etats-Unis, dernier membre de sa famille.
À la mort du vieux, Jack hérita de cette bicoque vermoulue dont l’aspect extérieur évoquait l’épave d’un navire échoué dans la plaine. Il fit plusieurs boulots, toujours mal payés. Son dernier “Jackpot” fut sa femme Mary qu’il épousa comme dans un rêve. Son quotidien s’en trouva illuminé. Puis, comme il faut bien que tout finisse, Mary mourut après vingt ans de mariage sans qu’ils aient eu la moindre descendance.
Depuis, Jack est devenu vieux et gris comme le bois de sa baraque. Son visage ridé est un plancher en ruine sur lequel la peine est passée ainsi qu’une pluie acide. Tous les jours, Jack boit une lampée de son eau-de-vie comme s’il pensait pouvoir éloigner la mort. Mais elle est là, à rôder dans chaque cellule de son corps desséché. Dans le fond de la pièce trône une vieille machine à sous. Il l’allume de temps en temps, elle lui rappelle sa vie passée.
Un matin, Jack s’approche en tremblant de la machine. Son corps est parcouru de frissons fiévreux : cette fois-ci, il joue sa vie pour de bon. Il actionne la machine et des lumières rouges et jaunes sortant du métal éclairent violemment la pièce. À présent, Jack repose au sol comme un tas de bois mort. Il est tombé sans s’en rendre compte de même que le jour qui s’éteint après avoir trop flambé.
En lettres vives et criardes, la gueule de la machine à sous arbore un sourire de tristesse et d’ironie : Jackpot ! Le vieil homme avait gagné sa mort et perdu la vie.


© Thibault Marconnet

le 12 décembre 2014


Nicolas de Staël, Composition (détail), 1950

Détroit - Horizons [2013]





« Nul n’a jamais écrit ou peint, sculpté, modelé, construit, inventé, que pour sortir en fait de l’enfer. » 

Antonin Artaud 
(in Van Gogh ou le suicidé de la société)


Avec Horizons, Bertrand Cantat & Pascal Humbert affirment ensemble une forte pulsion de vie, une belle volonté créatrice.
Bertrand Cantat se débarrasse de peaux mortes afin de mieux renaître. Phénix sous les cendres, il se métamorphose.

À coups de mots, il brise le fourreau de suie qui le tenait prisonnier et tente une échappée au-dehors. Cependant, Cantat n’est pas dupe : il sait bien que l’on ne peut s’extirper de soi-même. Demeure malgré tout, la possibilité d’exprimer le poison qui coule en soi, afin que celui-ci ne détruise pas entièrement l’être.
Cet album de clair-obscur s’annonce comme une possible survivance.
Chanter est façon de sortir de soi. Les images sont nues, tranchantes.

Bertrand Cantat avance dans sa nuit noire – trouée çà et là de maigres lumières –, tel un funambule sur une lame de rasoir.
Le chanteur aux hululements de chaman chante son exil, sa douleur ; sa voix étouffe le verbiage des inénarrables commères et sa musique balaye la lueur sale des néons de l’audimat.
« Dors mon ange de désolation / Dès que le vent aura tourné / Nous ferons diversion / Et tu m’emmèneras […] / Dans leurs paniers à ordures / Il y aura cinq cents dix versions / Pour engraisser les porcs […] Dors mon ange […] L’éternité nous appartient / Chaque seconde la contient »

L’empreinte carcérale demeure, présente comme une stèle de bronze.
Mais l’âme déploie ses forces vitales pour chercher l’horizon salutaire entre les interstices.
Cet album dévoile toute la capacité créatrice de Bertrand Cantat, après le divorce consommé entre lui et ses anciens compagnons de route.
Contrairement à feu Noir Désir, les mélodies de Détroit se font plus apaisées : il n’est plus besoin de crier pour se faire entendre. Le lézard peut entamer sa mue.
Après la couleur rouge sang de ces dernières années, un peu d’ocre vive est nécessaire pour continuer d’exister.

Le morceau Droit dans le soleil, est une fenêtre ouverte sur la lumière :
« On ne renonce pas, on essaye / De regarder droit dans le soleil […] On n’se console pas, on s’enraye / Mais on regarde droit dans le soleil […] Tourne tourne la terre / Tout se dissout dans la lumière / L’acier et les ombres qui marchent à tes côtés »

L’album Chœurs, composé pour des mises en scène de Wajdi Mouawad, annonçait déjà une belle évasion vers d’autres territoires. Bertrand Cantat y côtoyait les mythes grecs et leur incroyable violence comme pour aller se frotter au plus près de l’épine. Chœurs fut une première catharsis.

À présent, ce cœur qui a tant battu se relève et le sabre du soleil lacère la brume environnante.
Dans la voix monte encore la sève, vive et brûlante.


© Thibault Marconnet
le 17 novembre 2013



Tracklist :

01 - Ma Muse
02 - Glimmer In Your Eyes
03 - Terre Brûlante
04 - Détroit - 1
05 - Ange De Désolation
06 - Horizon
07 - Droit Dans Le Soleil
08 - Détroit - 2
09 - Le Creux De Ta Main
10 - Sa Majesté
11 - Null And Void
12 - Avec Le Temps
13 - Sonic 5




Détroit : Pascal Humbert & Bertrand Cantat

Arnaud Michniak - Poing perdu [2007]




« Moi j’dis rien, j’attends / Quand ça devient insupportable / J’deviens fou... »

Cet album solo d’Arnaud Michniak, l’un des anciens leaders de feu Diabologum, ne fera pas rire dans les chaumières, c’est le moins qu’on puisse dire.
C’est une œuvre qui bastonne sec dans l’indifférence d’une société aliénante – avec l’amère conscience qu’il s’agit peut-être d’un Poing Perdu.

Ce témoignage d’un être à vif est de ceux qui ne peuvent laisser indifférent.
Que ceux qui connaissent de près ou de loin les albums du groupe Programme – duo crée après la dissolution de Diabologum par Arnaud Michniak et Damien Bétous aux machines –, se rassurent quant aux morceaux de Poing Perdu : Arnaud Michniak nous livre ici un message personnel qui, bien que sombre, n’en demeure pas moins intelligible et ouvert à d’éventuelles éclaircies.

L’expérimentation furieuse et presque autistique dans laquelle, de mon point de vue, le groupe Programme s’était un peu perdu – mettant sans le vouloir son auditoire à distance –, laisse la place à une parole moins repliée sur elle-même, une parole “dépliée” en quelque sorte, ouverte comme la paume d’une main tendue pour celles et ceux qui voudront bien la saisir.

Arnaud Michniak questionne ce qui reste encore de profondément humain en nous : de sa voix se propage une matière émotionnelle qui nous invite à tenter de consolider nos rapports humains éclatés, dispersés aux quatre vents.

Mais avant que le poing se desserre, il faudra beaucoup de confiance et d’amour.

Espérons que ce poing ne soit pas perdu pour tout le monde.


© Thibault Marconnet
le 22 janvier 2014


Tracklist :

01 - Poing Perdu I
07 - À Travers Les GensComme Au Fond De Moi
08 - Poing Perdu III


Arnaud Michniak